Consoude-1

Botanique :

Consoude 1

Le genre Consoude comprend 18 espèces, seules deux sont indigènes :  la Consoude officinale (Symphytum officinale ) et la Consoude tubéreuse ( Symphytum tuberosum). Les autres consoudes que l’on peut trouver sont soit des espèces importées (par exemple les diverses consoudes dites de Russie), soit  des espèces hybrides.  On trouve également de nombreuses sous espèces ou cultivars notamment décoratifs. On les rencontre un peu partout en France.

La Consoude fait partie de la famille des boraginacées. C’est une dicotylédone vivace originaire d’Europe et d’Asie. Préférant les terrains humides et frais, profonds, sa rusticité lui permet de résister aux plus grands froids ou à la sécheresse. C’est donc une plante particulièrement vigoureuse. Sous nos climats, elle perd ses feuilles en hiver mais ses souches peuvent vivre plusieurs dizaines d’années.

Je vais décrire la consoude officinale, celle qui nous intéresse sur le plan thérapeutique.

Sa racine pivotante est longue (elle peut atteindre 2 m de profondeur ! ) mais elle peut se ramifier à chaque saison…Au printemps, ses feuilles, lancéolées, épaisses, rugueuses (car très riches en calcium) forment tout d’abord une rosette. Puis c’est ensuite une tige de 0.50 cm à 1 m de haut,  rameuse, à poils raides qui porte des feuilles décurrentes (le limbe se prolonge par des ailes le long de la tige).

Les fleurs, en forme de clochettes,  sont groupées en cymes scorpioïdes (enroulées comme la queue d’un scorpion).

Elles sont de type 5 : 5 sépales soudés à la base, 5 pétales (soudés en tube) et 5 étamines. Elles peuvent être de différentes couleurs selon les lieux où elle croît : jaunâtres, pourpres, mais la plupart du temps, elles sont roses et virent au bleu lorsqu’elles ont été fécondées.

Elles sécrètent un nectar qui doit être particulièrement parfumé pour attirer les bourdons. En effet, vu la forme de la corolle, ceux-ci doivent en percer la base avec leurs mandibules pour aller s’y abreuver.

Les fruits de la Consoude sont des akènes (fruits secs indéhiscents à une seule graine), plus exactement des nucules (comme la noisette, la paroi du fruit est très dure).

Comme on l’a vu, les racines de la Consoude s’enfonçant particulièrement profondément dans le sol, cette plante, exhubérante, est envahissante et il est donc pratiquement impossible de l’exterminer.

Il faut savoir aussi qu’il ne sert pas à grand chose de déterrer ses racines, car le moindre bout laissé en terre repart avec encore plus de vigueur au printemps ! Et il en est de même pour les feuilles, très riches en allantoïne (substance qui favorise la multiplication des cellules)…

Alors, ne faites pas comme moi, ne la plantez pas au milieu de votre potager, bien nourri grâce au fumier généreusement épandu par mon mari (la consoude adore l’azote) : certes, c’est une plante comestible, j’en parlerai plus tard, mais elle ne laisse plus de place aux autres légumes !

Si vous en voulez chez vous pour profiter de sa force de vie, réfléchissez à un endroit que vous lui réserverez, définitivement !

Publicités
Cet article, publié dans Plantes, est tagué , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s