Le Lierre grimpant-3

Je vais parler aujourd’hui de ses usages thérapeutiques.

Le lierre grimpant 3

Tout d’abord une précision d’importance :

La voie interne peut être très intéressante, notamment dans les cas de toux sèche (on trouve, en allopathie des sirops efficaces à base de lierre grimpant) mais cette prescription est réservée aux thérapeutes confirmés. En effet, certains principes actifs sont toxiques, ils nécessitent donc des dosages adaptés et des précautions d’emploi.

Restons en donc à l’usage externe :

On l’utilise en médecine traditionnelle dans plusieurs cas :

  • « La plante agit extérieurement comme un modérateur très efficace de la sensibilité des nerfs périphériques », nous dit le Dr. H. Leclerc. Ses propriétés antinévralgiques seront donc utilisées dans les douleurs rhumatismales, les névrites, sciatiques, lumbagos, les entorses.
    On utilise alors soit une pommade, soit une huile de macération,  faites avec les feuilles, que l’on récolte de préférence vers les mois de janvier ou février. On peut également faire une décoction de feuilles fraîches et en faire des enveloppements humides chauds.
    Personnellement, je n’ai pas essayé cette dernière préparation, mais j’apprécie, ainsi qu’un certain nombre de personnes de mon entourage, le macérât huileux que j’ai fabriqué. Je propose de renforcer son action en y ajoutant des huiles essentielles de gaulthérie couchée (Gaulthéria procumbens) et d’Eucalyptus citriodora, qui ont des propriétés antalgiques  et anti inflammatoires connues.
    Par contre, certaines personnes sensibles peuvent avoir des réactions d’irritations cutanées (dûes aux saponosides), il faut donc toujours faire un essai (dans le pli du coude par exemple) avant de l’utiliser sur une plus grande surface.

  • Un autre usage très populaire : le soin des cors, ou durillons. Ma cousine fait macérer des feuilles fraîches pendant plusieurs heures dans du vinaigre blanc (on peut aussi utiliser du citron). On applique cette préparation sur le cor,  jusqu’à ce qu’il se détache lors d’un bain.

  • Pour  ma part, je fabrique une alcoolature que j’utilise en bains de bouche, diluée dans de l’eau. Je la trouve très efficace dans les cas d’aphtes ou d’ulcérations buccales.

  • D’autres utilisations traditionnelles (que je n’ai pas essayé personnellement) : on peut faire des décoctions, ou des cataplasmes de feuilles fraîches mélangées à du son ou de la farine de lin et de l’eau pour la cellulite douloureuse, les douleurs au ventre (troubles digestifs, règles douloureuses…)

Après avoir lu ces trois articles, peut-être que les détracteurs traditionnels du lierre réfléchiront à deux fois avant de l’arracher, c’est du moins ce que j’espère car c’est une plante que je respecte, ne serait-ce que pour son courage à traverser les âges, et que je trouve belle !

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