Le lierre grimpant, Hedera Helix

Botanique

Le lierre grimpant fait partie de la famille des araliacées

C’est une liane à feuilles persistantes. Sa résistance et sa capacité d’adaptation lui ont permis de résister aux dernières glaciations. Son cycle végétatif est décalé par rapport à nombre de nos plantes actuelles : elle fleurit en automne et fructifie en janvier, février.

Autre particularité : elle a une « double vie ». Tout d’abord au sol, ses rameaux, stériles, sont rampants et ses feuilles sont trilobées.

 Le lierre grimpant, Hedera Helix1

Puis, lorsqu’elle trouve un tuteur qui lui plaît (et pour cela, elle peut attendre des années), ses rameaux deviennent alors fertiles et les feuilles changent de forme (on dit qu’elle sont polymorphes), elles deviennent ovales, entières grâce au soleil qui peut alors mieux les atteindre.

 Le lierre grimpant, Hedera Helix2 Ses fleurs sont des ombelles blanc jaunâtre.

 Ses fruits sont de petites baies noires.

Appelé le « bourreau des arbres », on prétend qu’il étouffe les arbres dont il se sert de support. Le lierre grimpant n’est pourtant pas une plante parasite : il se nourrit uniquement grâce à ses racines qui sont souterraines. Pour preuve, il s’installe parfois sur un poteau, un vieux mur, et vit aussi bien. Bien au contraire, il pousse verticalement, de façon rectiligne, donc il ne gêne pas le transport de sève. Si un arbre semble malade, ce n’est pas la faute du lierre, il devait l’être déjà auparavant. Les plus beaux chênes et les plus résistants sont ornés par cette belle liane.

Le lierre grimpant, Hedera Helix3

Le lierre grimpant, Hedera Helix4

     Petite maison que j’ai vu se couvrir de lierre au fil des ans

Cette plante assainit les arbres en filtrant leur air, en absorbant leur humidité. Son action inhibitrice sur les champignons, bactéries ou parasites de l’arbre ne peut que lui être bénéfique.

Le lierre est une plante indicatrice quant à la nature du sol puisqu’elle se nourrit des excès de matières organiques. Elle est également bénéfique à l’environnement car elle est dépolluante : c’est un véritable « aspirateur » de pollution : gaz d’échappement, fumées de tabac. C’est sans doute pourquoi on trouve le lierre généralement en lisière de forêt plutôt qu’en son centre.

Autre intérêt : grâce à sa floraison à une saison où les fleurs se font plus rares, il attire de nombreux insectes. Une abeille, Colletes hederae, lui est, d’ailleurs, inféodée et assure sa pollinisation.

Dans les prochains articles j’aborderai les histoires qui s’y rapportent, ses usages (phytothérapeutiques entre autres)

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